"Mon cher homme,
Nous avons fait très bon voyage, seuls jusqu'à Marseille, et j'ai pu rester étendue jusqu'à Avignon. Jean a dormi pas mal, Suzie un peu. Nous venons de faire une bonne sieste réparatrice.
Notre train est arrivé à Perrache à 6 h moins 5 et j'étais à St Paul à 6 h 1/4. Je te souhaite d'avoir cette même chance, mais le trajet en car est fatigant. Nous étions à Montrottier à 9 h.
Ta mère est un peu fatiguée. Elle a eu, hier, beaucoup de palpitations, et le médecin est venu. Aujourd'hui, ça va mieux.
La maison est bien, la campagne est plaisante, le jardin agréable.
Et toi, mon homme, comment vas-tu ? Dors-tu bien, dans ton nouveau gîte ? N'as-tu pas trop chaud ? Je ne t'en écris pas plus long aujourd'hui, parce qu'il se fait tard et que nous allons faire un tour. Il fait très bon et beau.
Au revoir, les marraines t'embrassent bien, les gosses aussi, et moi bien tendrement, vieux marron.
Fenon
J'ai emporté ton peigne, par mégarde, excuse-moi."
"Ma chère petite Jane,
Ta bonne lettre a été la bienvenue comme toujours, et nous sommes heureux de vous savoir tous les 4 bien portants, espérant que la présence de Suzie n'est pas un trop grand surcroît de fatigue pour toi. Du reste, nous pensons bien que tu n'insisteras pas si tu sens que ça ne va pas, car il ne s'agit plus de rechuter maintenant, mais de te fortifier de plus en plus en évitant à tout prix le moindre surmenage !
Tu sais que les marraines ne demandent qu'à te soulager. Je pense qu'elles sont de retour à Montchat ; lorsque je les ai vues à Meudon il y a plus de 15 jours, leur départ n'était pas encore fixé. Il faut espérer qu'elles trouveront une location à leur gré et qui conviendra à tous comme air.
Nous comprenons très bien que tu ne puisses venir à Paris encore cet été, mon Janot, malgré notre grand désir de te revoir ; ce ne serait pas raisonnable à tous les points de vue : fatigue et dépenses. Il faut avant tout songer à ta santé et à celle d'Henri ; et le pauvre a bien besoin de tes soins avec tout son surmenage physique et intellectuel !
Nous sommes bien navrés aussi de ne pouvoir nous offrir un petit voyage auprès de vous, mais plus que jamais il faut se restreindre, et les évènement du jour sont bien angoissants !
La pauvre Gd'Mère a encore fait des siennes en s'échappant de la Providence ! Elle est tombée au square d'Anvers où un agent l'a trouvée et emmenée à Lariboisière avec une épaule démise. On l'a radiographiée, soignée pendant 2 jours, et ramenée dans sa chambre. Elle a le bras immobilisé ; on ne peut la laisser seule un instant, et les nuits surtout sont terribles malgré les calmants ; la garde est bien fatiguée ; pourvu qu'elle tienne le coup. Elle passe maintenant les matinées en plus, et naturellement, les frais augmentent. Tante Henriette est très dévouée, et c'est elle qui a bandé le bras et l'épaule de Gd'Mère, de main de maître ...! Mais la pauvre vient d'être encore arrêtée par un rhume avec fièvre, et Denise également. Elle sort beaucoup trop le soir, et cela ne lui vaut rien. Je l'ai vue hier à la Providence et elle m'a bien demandé de tes nouvelles.
Renée, venue nous voir lundi, nous a invités pour la Pentecôte ; ce sera la dernière fois que nous allons à Boulogne, et le 22, ils déménagent. Ma femme de ménage ira leur aider le dimanche et le lundi. Jean va bien maintenant et nettoie le nouvel appartement à moments perdus : plafonds, peintures, cuisine au rippolin (sic) etc... il y a de quoi faire. (...)
Nous sommes bien contents de la réussite d'André ; et ses excellents légumes ont dû vous faire bien plaisir. Vous devez être en pleine période de beau temps, et nous espérons que tu eux faire ta chaise-longue dehors tous les jours, et continuer à te promener régulièrement avec les enfants.
Heureusement que Suzie est devenue raisonnable, et ne te fait pas trop fâcher. Embrasse-les bien pour nous, ces chers petits.
Je voudrais faire un pull-over à Jean, n'ayant guère travaillé pour lui, et tu serais gentille de m'envoyer un patron en papier avec encolure arrondie. Tu me diras si tu le veux très chaud ou plus léger, et quelle teinte de laine ? Le patron de la manche également.
Si tu veux que j'en fasse un autre pour Suzie, dis-le moi franchement. J'aurai bien le temps de travailler tout l'été.
Papa fait de grandes randonnées au Bois, et des croquis les jours de beau temps.
Reçu hier une lettre de Jules. Depuis le 22 avril, il travaille à l'Exposition, au restaurant du pavillon Danois, et paraît content. Nous voudrions bien que l'Exposition durât 6 ans au lieu de 6 mois !
Je termine, mon Janot, en t'embrassant bien tendrement ainsi que ton cher Henri. Bonnes caresses encore à nos deux "diables" avec tout l'affection de vos parents qui pensent beaucoup à vous.
A. Beauser
Mille baisers de Renée"
"Ma chère petite Jane,
Tu dois penser avec quelle impatience nous attendions des nouvelles de votre voyage et si ta bonne lettre a été bien accueillie! Nous craignions tellement pour toi un accès de fatigue avec un rhume par dessus le marché, étant donné ce changement de température !
Heureusement que tout s'est bien passé, et que la séparation n'a pas été trop dure pour M. Louise avec ce voyage à Meudon avant le départ de Suzie.
J'attendais pour t'écrire d'avoir vu ces dames puisque tu nous faisais espérer leur visite. J'ai donc écrit à Mme Reignier qui n'est arrivée à Meudon que lundi soir, ayant eu une grande faiblesse nerveuse les jours précédents. Elle m'a répondu qu'elle ne pourrait circuler pendant son séjour mais que ses filles et sa belle-fille viendraient nous voir vendredi.
Je les avais retenues pour dimanche afin qu'elle se trouvent avec Renée et Jean ; mais les François avaient déjà invité les Dumas ; la réunion n'aurait donc pu avoir lieu, d'autant moins que nous venons de recevoir une lettre de Renée nous demandant d'y aller demain, Jean ayant une crise d'emphysème, et le Dr ne lui permettant pas de sortir avant mardi. Espérons que ce ne sera rien de grave.
Nous avons donc eu la visite de ces dames hier et avons passé ensemble un moment très agréable. La femme de François a été très aimable, et m'a invitée (toute seule) à aller goûter à Meudon mercredi afin de voir Mme Reignier !
Ils déménagent en juillet, leur maison devant se vendre, et n'ont encore rien trouvé.
Mme Reignier a reçu une offre de location pour un joli coin du côté de Bessenay, mais à 675 m d'altitude ; elle doit écrire à son Dr pour lui demander si elle peut se risquer. Ce serait dommage de laisser échapper cela, car cette cure d'air serait très bonne pour les petits et pour toi, et vous ferait grand bien à tous.
Tes belles-soeurs nous ont fait espérer votre visite pour cet été, avec le petit Jean sans doute ; tu penses si ce serait une joie pour nous et si Renée sera heureuse aussi de vous revoir.
Espérons que vous trouverez facilement une location à Cimiez en octobre et que la famille se décidera à vous rejoindre. Nous sommes bien contents de cette perspective d'avenir pour Henri, et souhaitons ardemment qu'il obtienne cette situation dans les Ponts et Chaussées.
Ici, rien de nouveau ; nous ne bougeons guère, et papa fait de grandes randonnées au Bois les jours de beau temps. (...)
Tous les détails sur votre séjour à Lyon nous ont fait plaisir, et en attendant d'autres bonnes nouvelles de tous les 4, nous vous embrassons bien tendrement, mes chers enfants, et vous envoyons toute notre affection.
A toi de tout coeur, mon Janot.
A. Beauser
Les petits doivent être heureux de s'être retrouvés et de jouer ensemble !"
"Ma chère Jane,
Je suis bien en retard pour vous écrire, mais cependant je ne vais pas mal maintenant, la fièvre n'est pas revenue et les palpitations se calment, mais pour la surdité c'est à peu près de même et toujours assez gênant. Je sais que cela ne peut passer en un jour et ne m'inquiète pas encore trop. Beaucoup de personnes ont eu comme cela des refroidissements qui se sont portés à la tête.
Nous sommes maintenant tout à la pensée de vous revoir bientôt et d'un jour à l'autre nous attendrons l'annonce de votre arrivée.
Jean doit commencer à en parler et à faire ses projets. Se rappelle-t-il un peu Montchat ? Je ne sais encore quel jour viendra François et si ce sera avant ou après Nîmes ? Henri pourrait lui envoyer un mot pour lui dire quels jours il sera ici, ce qui pourra le faciliter.
J'espère qu'Henri ne sera pas aussi pressé qu'à l'ordinaire et aura le temps de revoir son pays et son monde, y compris Paul Dumas qui doit venir aussi avec sa famille pour ces fêtes.
Comme vous le supposez sans peine, nous sommes tout émues à la pensée de nous séparer de notre chère petite, et cependant votre désir est bien naturel. J'espère que M. L. ne se fera pas trop de mauvais sang, avec l'espoir de retrouver souvent sa bien-aimée filleule, mais vous vous comprendrez bien toutes deux, j'espère, dans votre amour partagé, et vous vous ferez mutuellement des concessions sans nuire bien entendu à l'intérêt de la petite chérie.
Dans l'époque angoissante où nous sommes, on ne peut faire de grands projets, à peine pour les vacances, dont nous reparlerons ensemble, mais nous espérons que les circonstances nous permettront de nous rapprocher.
Suzie se réjouit de vous revoir tous et fait de petits projets, mais nous ne lui parlons pas encore de votre intention afin qu'elle n'en parle pas trop elle-même, je crois que cela est préférable.
En ce moment, je suis seule avec elle, qui finit son petit déjeuner toujours laborieux à prendre, bien qu'il passe fort bien. Mes filles sont à un sermon de retraite et ne vont pas tarder à rentrer. Je termine ma lettre et la porterai sans doute avec Suzie à la poste.
Dans ce moment, le jardin est bon et l'on y passe de longues heures.
Toutes nos tendresses, chers Enfants, et restez-nous le plus que vous le pourrez.
Suzie vous embrasse tous bien fort.
Maman"
"Nous avons été bien heureux de vos bonnes nouvelles, ma petite Jane, à part ton rhume de cerveau qui n'a pas été grand'chose, et cette vague de froid accompagnée de neige, et dont il n'est plus question maintenant, espérons-le.
Qu'Henri soigne bien sa constipation, c'est une question importante et qui est la cause de bien des maux. A-t-il essayé la tisane du pays ? Pour ma part, j'y fais grande attention maintenant, et mon hémorroïde a beaucoup diminué. Il ne faut pas s'habituer à prendre le même laxatif qui finit par ne plus agir. Je n'en prends que 2 fois par semaine : cachets de rhubarbe, et comprimés de mucinum en alternant, et m'en trouve très bien ; cela régularise la fonction peu à peu sans fatiguer l'intestin. Les maux de tête d'Henri diminueront certainement.
Nous sommes contents aussi que vous ayez de bonnes nouvelles de Montchat. Formez-vous toujours le projet d'aller à Lyon pour Pâques ? Nous comprenons votre désir de ramener votre fille, mais redoutons pour toi cette grande fatigue, mon Janot ; ce sera sûrement un surcroît de travail dont tu te ressentiras, et qui risquera de tout compromettre ! Tu es en bonne voie de complet rétablissement, mais tu n'es pas suffisamment forte pour pouvoir encore t'occuper des deux enfants ; pour bien faire, il te faudrait encore une année de consolidation pour qu'il n'y ait plus aucune crainte à avoir. Tu as toutes les facilités pour cela, et ce serait dommage de n'en pas profiter ; les marraines ne s'en plaindront pas, et Suzie n'aura ni plus ni moins d'affection pour vous l'année prochaine que cette année ! Les enfant s'habituent si vite aux changements. Nous nous permettons de vous donner notre avis, mes chers enfants, car cette question nous préoccupe beaucoup, et c'est un gros souci ajouté aux autres qu'on ne peut éviter, hélas ! Mais la santé avant tout !
Ici, nous allons bien pour l'instant, et avons déjeuné chez les Jobert mardi dernier. T. Henriette tout-à-fait rétablie, quoique toussant encore beaucoup (tj sa vieille bronchite, dit-elle) mais elle devait faire sa 1ère sortie le lendemain. L'oncle Jean n'a plus reparlé de rien à Papa, et nous ne comptons plus sur lui pour une recommandation. Papa retournera voir les syndics après Pâques.
Hier, Renée et les enfants sont venus déjeuner, et les nouvelles de Jean étaient bonnes. Nous irons à Boulogne dans 15 jours.
Tant mieux si ta belle-soeur a 3 portraits d'enfants en perspective, nous en sommes bien contents pour elle, et c'est un encouragement.
Bons baisers de Renée pour vous trois. Papa se joint à moi, ma chérie, pour t'embrasser mille fois bien tendrement, ainsi que ton cher Henri et ton petit Jean.
Vos parents qui vous aiment beaucoup,
A. Beauser"
"Ma chère Jane,
C'est moi qui ai reçu la lettre avant-hier en revenant de Lyon. Je l'ai lue en-bas au jardin, ayant un peu l'intuition de ce qu'elle pouvait contenir.
Quand je suis montée, elles étaient si gaies que je n'ai pas eu le courage.
Je ferai voir la lettre à Maman bientôt mais pour M. L. je crois qu'il faut lui donner au moins 15 jours de grâce. Est-ce que je pourrais te demander le grand service de récrire (parce qu'elles commencent à être un peu inquiètes) et de parler simplement de votre voyage avec quelques très vagues allusions à Suzy si tu veux, à moins que ce soit pour une prochaine lettre.
Là-dessus je t'embrasse et pardonne-moi.
Marthe"
"Ma chère Jane,
Cette fois-ci, tu me forces la main puisque je dois te renvoyer ces jolies photos ; depuis lundi dernier, j'ai l'intention de vraiment t'écrire puisque nous avons vu Germaine (1) le samedi précédent (pour dîner, quel évènement). Elle nous a raconté leur ascension jusqu'à vous et nous avons bien ri ! Ils ne sont guère débrouillards, et au lieu de te donner le mal de les recevoir, et eux d'aller chez vous, ils auraient mieux fait de vous inviter à déjeuner à Nice... bref, nous avons été contents d'avoir de vos nouvelles, et d'entendre dire que votre petit Jean est si intelligent et si sage.
Papa et Maman qui étaient à la maison le lendemain de ce samedi se sont bien intéressés à ces détails. Tu me demandes, ma chère Jane, quelle est leur situation ; je sais que si cela continue, ils seront juste avec leurs petites rentes, mais ils ont un peu d'économies du temps où papa travaillait, et il n'y a pas péril en la demeure, et bien que maman se plaigne à Henriette "on ne pourra bientôt plus manger que des pommes de terre", papa ne se prive pas de fumer, et d'appeler le médecin 4 fois pour une simple grippe de maman, alors qu'il lui aurait fallu un peu plus d'énergie et moins penser à ses petits maux (nez bouché, douleurs un peu de partout provoquées par les efforts pour tousser, etc. etc.)... Tu vois d'ici le tableau, et le pauvre papa, patient, dévoué, calme et souriant. Naturellement, tu as dû en avoir des échos, mais d'une autre cloche. Tout cela pour te dire que vous faites déjà suffisamment en abandonnant votre modeste rente, et si c'est nécessaire, Jean y ajoutera q.q. billets, car nous avons confiance en l'avenir et sa situation se trouve bien améliorée depuis le 1er janvier : il n'y a plus qu'à souhaiter la reprise des affaires qui intéresse tout le monde plus ou moins directement. J'espère surtout que les parents ne vont pas continuer à payer le pain de leur fils pendant trop longtemps (je ne sais si tu es au courant par maman) : ils vivent chez la mère en attendant l'exposition de Bruxelles qui doit leur donner une situation à tous les deux - alors Jules fait la vaisselle et le ménage de sa belle-mère, et reçoit le reste de St Mandé.
Mon cher grand homme est parti samedi pour le Nord ; j'espère qu'il n'aura pas trop froid et que les affaires vont se réveiller un peu. Me voilà seule pour 4 semaines, mais pas inoccupée, car si je fais toute la besogne prévue, je n'aurai pas perdu mon temps : robes à Nany et pour moi, tricots... et aussi quelques nettoyages en vue du déménagement, car nous partons le 1er juillet pour la porte St Cloud. Je t'en reparlerai, mais ce sera plus près pour Jean et Jacques, donc moins fatigant et moins coûteux, et nous prendrons 4 pièces avec confort.
Les études des enfants sont le plus important sujet pour nous maintenant. Jacques marche bien ; Nany est intelligente mais très dissipée, quant à Pierrot, c'est le modèle : toujours 1er avec la croix et le tableau d'honneur. C'est un bon gros qui ne nous donne que des joies.
On s'occupe aussi un peu de piano. Jacques travaille (très en amateur) mais cela n'a pas d'importance ; et Nany prend une leçon tous les 15 jours chez ma marraine ; avec cela 2 cours p. semaine de gymnastique et appareils, et le catéchisme ; il n'y aura bientôt plus de temps pour jouer... mais il y en a tout de même pour se disputer, crier, et faire crier maman ! Au moins tu ne connais pas ces concerts avec un seul ; aussi, si tu veux bien croire ta vieille soeur, laisse donc Suzy avec ses tantes le plus longtemps que tu pourras ; c'est une aide pour toi, d'un prix inestimable, et que je j'ai jamais connue, car avec maman il ne faut compter sur rien, même pas sur un pull-over pour les enfants (je suis obligée de défaire pour recommencer !). Si elle m'entendait, elle s'arracherait les cheveux !
As-tu été au courant de la grippe d'Henriette avec point de congestion pulmonaire ? C'est Denis qui lui a fait piqûres et ventouses, car Jean (2) feint d'ignorer qu'elle est malade. Sais-tu qu'il règne entre eux la plus complète indifférence (physique et morale), que va-t-il en advenir plus tard...
Ce sont des questions qui ne touchent guère la pauvre Gd-Mère, heureusement, car elle en aurait beaucoup de peine. Les vieilles amies Fournier et Bristar (la mère de Mme Legonidec) sont mortes. Je ne sais si elle en est affectée...
Voilà, chers amis, la fin d'un journal qui vaut 3 lettres : on pense souvent à vous, avec le désir de vous voir. Il paraît que la vie et les maisons sont pour rien là-bas. Ce sera peut-être là que nous finirons nos jours, près de vous (ou même avant, espérons).
Beaucoup de bons baisers de tous les petits pour vous 3, et les miens avec, bien affectueux.
Ta vieille soeur,
Renée"(1) Germaine Herrembrod, soeur de Jean Grethen, et amie de Jane
(2) Jean Jobert, frère d'Anna